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The Big Travel

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23 avril 2007

Sarkozy devance Royal de cinq points, la campagne

Sarkozy devance Royal de cinq points, la campagne repart

Les résultats définitifs sont tombés tard dans la nuit : Nicolas Sarkozy dépasse les 31% (31,11) au premier tour de la présidentielle et Ségolène totalise près de 26% (25,84) des voix. Plus de cinq points séparent donc les candidats des deux grands partis de gouvernement, qui ont rassemblé à eux deux 20,7 millions d’électeurs.

Le combat s’annonce rude. Un premier sondage de l’institut LH2 pour «20 Minutes» donne Nicolas Sarkozy gagnant au second tour, avec 54% des voix contre 46% pour Ségolène Royal. Les six millions de voix récoltées par François Bayrou (18,55%) peuvent toutefois faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre et la drague de ces électeurs est déjà lancée. Les deux candidats ont deux semaines pour tenter de recueillir leurs suffrages.

Un débat le 2 mai

C’est donc reparti pour les meetings dès ce lundi. Nicolas Sarkozy est attendu à Dijon, tandis que Ségolène Royal parlera à Valence. Leurs soutiens principaux doivent se succéder parallèlement dans les médias, notamment le premier secrétaire du PS, et compagnon de la candidate, François Hollande, qui doit intervenir sur France 2, I-Télé et France-Inter. Les deux candidats ont d'ores et déjà programmé plusieurs autres grandes réunions publiques avant leur duel télévisé, prévu le 2 mai. Ségolène Royal se rendra notamment à Montpellier, Lyon et Paris. Le candidat UMP est annoncé à Rouen, Clermont-Ferrand et Paris.

Appels à voter

De bonne guerre, la quasi-totalité des candidats de la gauche antilibérale ont appelé à voter pour Ségolène Royal. Marie-George Buffet (PCF) Dominique Voynet (Verts) et Arlette Laguiller (LO) l’ont dit sans détour tandis qu’Olivier Besancenot (LCR) a appelé à «battre la droite dans la rue et dans les urnes». L'altermondialiste José Bové avait pour sa part indiqué dès avant le 1er tour qu'il appellerait à voter pour la candidate socialiste. A l'inverse, Gérard Schivardi (PT) n'entend pas donner la moindre consigne à ses électeurs.

A droite, par contre, ni le FN ni le MPF n'ont voulu se rallier à Nicolas Sarkozy. Bruno Gollnisch, numéro 2 du Front national, a toutefois déclaré lundi que Jean-Marie Le Pen pourrait poser des conditions avant d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy.

Quant à François Bayrou (UDF), il a soigneusement marqué son souci d'indépendance. L’arbitre du jeu ne prévoit pas de s'exprimer avant mercredi. Frédéric Nihous (CPNT), enfin, attendra «les prochains jours» pour voir «s'il y a lieu de donner des consignes de vote».

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10 avril 2007

Enfin retrouvés...

Deux randonneurs français ont été retrouvés
sains et saufs après 52 jours dans la jungle guyannaise.


30 mars 2007

La Corne s'embrase !

Le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a annoncé, dimanche 24 décembre, que son pays était entré en guerre contre les islamistes somaliens pour "protéger sa souveraineté". C'est la première fois qu'Addis-Abeba reconnaît publiquement son implication dans le conflit somalien. Autre "première" : l'aviation éthiopienne, qui défend le gouvernement intérimaire somalien retranché à Baidoa - censé stabiliser un pays privé de pouvoir central depuis le renversement de Mohamed Siad Barre, en 1991 - a bombardé, dimanche, les positions de miliciens islamistes en divers points du pays. Islamistes et forces gouvernementales se sont par ailleurs affrontés pour la sixième journée consécutive. Lundi matin, l'aviation éthiopienne a largué trois bombes sur le principal aéroport de Mogadiscio, faisant au moins un blessé.
Les responsables éthiopiens affirment que les combattants de l'Union des tribunaux islamiques sont des terroristes soutenus par l'Erythrée et qu'ils constituent une menace pour Addis-Abeba. "Les forces de défense éthiopiennes ont été contraintes d'entrer en guerre pour protéger la souveraineté de la nation et repousser les attaques répétées des terroristes des Tribunaux islamiques et des éléments anti-éthiopiens qui les soutiennent", a déclaré Meles Zenawi dans une allocution télévisée, diffusée en direct, dimanche soir, par les médias d'Etat.

L'Union des tribunaux islamiques a engagé les musulmans à se joindre à sa "guerre sainte" contre l'Ethiopie. Dans le port de Kismayo, sous contrôle islamiste, des centaines de femmes et d'enfants ont dit adieu, dimanche, à un millier d'hommes qui se sont portés volontaires pour le front. Vêtus de treillis en lambeaux, ces combattants sont montés à bord de camions militaires en scandant "la victoire est à nous !". Des stations de radio diffusaient des chants patriotiques.
L'Ethiopie aurait déployé 6 000 à 8 000 soldats - jusqu'à 20 000 selon certains experts militaires - en Somalie, et l'Erythrée fournirait environ 2 000 hommes aux islamistes, ce qu'Asmara dément.
Selon certains analystes de la région, l'Éthiopie fidèle allié des États-Unis et de l'Occident, voit là une occasion de stopper définitivement la progression des islamistes somaliens. L'Ethiopie berceau de la chrétienté en Afrique voit mal l'idée d'être le voisin d'un pays islamiste. De plus cette région d'est Afrique est une zone clée et stratégique. Les diplomates redoutent que l'implication de l'Ethiopie en Somalie confirme le scénario redouté d'un nouveau conflit entre ce pays et l'Erythrée, ancienne province éthiopienne ayant acquis son indépendance en 1993. Serrait-ce encore une de ces nombreuses guerres de religions? Au profit de quoi, de qui? En tout cas la progression des islamistes somaliens est fulgurante, de plus l'on soupçonne que les Tribunaux islamiques sont étroitement liés à la nébuleuse Al-Quaeda. Alors attendons voir la suite des évènements.

Source: http://lavoixsanscensures.blogspot.com/2007/03/la-corne-sembrase.html

28 mars 2007

Découverte archéologique

Éthiopie : des archéologues découvrent trois villes musulmanes d'époque médiévale

Trois villes en ruines d'époque médiévale ont été découvertes en Éthiopie en janvier dernier dans le cadre de la mission de prospection Gendebelo/Nora I(1) coordonnée par le Centre Français des Études Éthiopiennes(2) à Addis Abeba dirigé par François-Xavier Fauvelle, chargé de recherche au CNRS(3).
Ces villes disparues sont probablement le premier témoignage matériel du royaume de Shoa, un important royaume musulman connu par les textes pour avoir dominé la région entre le 10ème et le 16ème siècle et que personne ne savait encore localiser sur une carte. Celui-ci contrôlait l'une des plus importantes voies commerciales de l'époque, entre les hauts plateaux chrétiens d'Éthiopie et les ports musulmans de la mer Rouge et du golfe d'Aden

Situées sur l'escarpement de la vallée du Rift dans une zone(4) aujourd'hui livrée aux broussailles les plus épaisses, à environ 1300 mètres d'altitude, les villes médiévales d'Asbäri, de Mäsal et de Nora livrent mosquées, quartiers d'habitation, murailles et des bâtiments présentant encore parfois des élévations de plusieurs mètres. La région, majoritairement musulmane, est aujourd'hui habitée par des populations pratiquant l'élevage et l'agriculture et qui se disputent ce territoire. Les hauteurs où sont situés les sites anciens montrent des traces d'agriculture en terrasse mais sont à l'heure actuelle des zones de pâturage.

ASBÄRI

Les ruines de la ville d'Asbäri occupent un vaste éperon rocheux sur le pourtour est d'une muraille. Le site se présente comme un petit plateau d'une altitude moyenne de 1240 mètres. L'élément le plus visible est la vaste mosquée en ruine, relativement bien conservée qui semble être, dans l'état actuel des connaissances, l'une des plus vastes connues sur le territoire éthiopien. Plusieurs inscriptions arabes ont été repérées sur le mur intérieur et extérieur. Outre la grande mosquée, plusieurs autres bâtiments cultuels avec mihrab(5), de petites mosquées ou zawiya sont également repérables sur le site. Un cimetière de plusieurs hectares et regroupant des centaines de tombes longe tout le flanc nord de la colline où se situe la mosquée avec deux murs d'enceinte qui en délimitent l'extrémité est et nord. A l'ouest du site, un mur rectiligne orienté nord-sud, de deux mètres d'épaisseur et d'une élévation d'au moins un mètre, barre entièrement l'accès depuis le plateau sur 4 kilomètres de longueur. Entre ce mur et le site proprement dit, une vaste zone, aujourd'hui reconquise par la végétation arbustive, présente des restes de terrassement et pourrait avoir été, à l'époque d'Asbäri ou postérieurement à sa ruine, le site d'implantation d'une population d'agriculteurs. Les ruines de cette ancienne cité présentent un aspect généralement clairsemé mais certaines zones de plus grande densité laissent deviner un habitat plus serré et, parfois, à proximité de la muraille, l'apparence de rues ou du moins de voies d'accès. Les restes de murs visibles présentent une faible élévation, et les structures ne sont le plus souvent repérables qu'aux tells(6) qu'elles ont formés. Au moins deux longs murs continus, convergents vers la mosquée, semblent délimiter des quartiers.

MÄSAL

Sur la même ligne de reliefs où se dressent les sites d'Asbäri au nord et de Wassiso-Nora au Sud, on trouve un ensemble significatif d'au moins trois sites musulmans médiévaux, caractérisés par la présence de mosquées ou d'oratoires, parfois entourés de murailles d'enceinte, et de plusieurs très vastes cimetières anciens comptant plusieurs milliers de tombes. Un abondant matériel (tessons, outils en obsidienne) parsème la surface des sites. Les nécropoles livrent également des tumulus(7) d'une période plus ancienne, probablement du haut Moyen Age(8), période qui n'est jusqu'à présent pas documentée pour l'Éthiopie. Les tombes sont généralement non inscrites, mais l'une d'elles, déjà partiellement décrite, s'est révélée tout à fait exceptionnelle : formée d'une pierre monolithe, elle porte sur ses quatre faces des cartouches avec des étoiles de Salomon et des inscriptions en arabe révélant son caractère de tombe royale.

NORA

Le site de Nora est localisé sur un éperon rocheux. De nombreuses ruines, présentant parfois une élévation d'un à deux mètres, révèlent un habitat urbain dense ainsi qu'un réseau de ruelles livrant des restes de pavement. Les bâtiments d'habitation sont distinctivement de plan quadrangulaire, réminiscence des habitations traditionnelles. L'organisation des espaces d'habitat et des espaces emmurés formant des cours est pour le reste difficilement lisible. Les rues en paliers aménagés sont d'autant plus apparentes sur leurs segments situés au pourtour de la zone urbanisée, à proximité immédiate de la muraille, ouvrant sur des portes. Certaines de ces rues sont longées de part et d'autre de murs dans le même appareil que les ruines d'habitations. La muraille est aménagée en gros blocs sur la ligne de rupture de pente. Plusieurs ruines circulaires, restes de structures défensives, sont disposées le long du périmètre intérieur de la ville. La mosquée principale présente encore des élévations murales de 4 à 5 mètres. Un tertre situé non loin de là, livre des centaines de sépultures musulmanes. Sur l'ensemble du site les archéologues ont retrouvé en très grand nombre des outils

d'obsidienne, généralement des grattoirs ou des nucleus(9), ainsi que des tessons de céramique. Celle-ci est particulièrement abondante sur un grand tell situé à environ

200 mètres

au nord-est de la mosquée, en périphérie de la nécropole. Sa localisation, sa morphologie et l'hypothèse d'un reste de parement à la base, ainsi que l'abondance de céramique, fait penser à un tumulus. Au moins trois autres tumulus ont été identifiés dans l'enceinte de la ville, tous à proximité de la nécropole. L'un deux, démonté, laisse visible la cella(10) formée d'une dalle horizontale perpendiculaire à la pente sur deux murs de blocs latéraux, figure typique des monuments funéraires médiévaux d'autres régions de la Corne de l'Afrique.

Etant donné la taille et la concentration de ces villes, elles correspondent probablement à l'une ou l'autre des cités musulmanes mentionnées dans cette région par les sources écrites musulmanes, mais qui avaient jusqu'à présent défié historiens et archéologues. On peut faire l'hypothèse que ces sites urbains, peut-être fondés à des époques différentes, ont été contemporains à un moment donné, vraisemblablement lors du rayonnement du royaume de l'Ifat au 14ème et au début du 15ème siècle. Mais rien n'empêche aussi que ces cités, avant de rentrer dans l'orbite politique de l'Ifat, n'aient pas constitué auparavant le cœur du royaume du Shoa musulman. C'est en tout cas l'hypothèse qu'émettent les chercheurs(11) et qui fera l'objet de recherches plus approfondies lors de prochaines missions : la mission Gendebelo/Nora II destinée à poursuivre le diagnostic du site de Nora et de ses abords (matériel lithique, système de terrassements...) et Gendebelo/Nora III destinée à effectuer le relevé topographique complet des éléments visibles du site de Nora. En 2008, la mission Gendebelo/Nora IV aura pour but d'entamer la fouille du site de Nora.


Mosquée d'Asbäri
© CFEE (cette image est disponible auprès de la photothèque du CNRS, 01 45 07 57 90, phototheque@cnrs-bellevue.fr)


Cimetière de Mäsal
© CFEE (cette image est disponible auprès de la photothèque du CNRS, 01 45 07 57 90, phototheque@cnrs-bellevue.fr)


Notes :
1) Cette mission a été financée par le CNRS, le CFEE et par le Programme ANR "CornAfrique".

2) (CFEE)

3) Au Centre d'Études des Mondes Africains (Université Paris I /CNRS/Ecole Pratique des hautes études/Université Aix-Marseille 1).

4) La zone où sont localisés les sites découverts est située à environ 45 km au sud-est de la ville de Choa Robit (région de l'Ifat). Il s'agit d'une région de reliefs nord-sud (entre 1250 et 1300 m d'altitude), sur une longueur de 11 km environ, qui termine un palier intermédiaire du Rift avant la descente vers le fleuve Awash.

5) Mihrab : niche pratiquée dans la muraille d'une mosquée et orientée vers la Mecque.

6) Colline artificielle, tertre ou tumulus formé par des ruines.

7) Tertre artificiel, amas de terre, de pierres, élevé au dessus d'une tombe.

8) 7ème- 15ème siècle après J-C.

9) Noyau de silex ou autre roche dure dont on extrait des éclats, des lames à l'époque préhistorique.

10) Lieu du temple (grec ou romain) où était conservée la statue du dieu.

11) L'Equipe est composée de : Bertrand Hirsch (Professeur d'histoire, Université Paris 1/CEMAF/CNRS), Laurent Bruxelles (géomorphologue, INRAP), Chalachew Mesfin (archéologue, ARCCH), Amélie Chekroun (doctorante en histoire (CEMAF/CNRS/Université de Paris 1), Deresse Ayenatchew (doctorant en histoire (CEMAF/CNRS/Université Paris 1), avec la participation de Manfred Kropp (Institut Oriental de Beyrouth) pour le déchiffrement et l'analyse des inscriptions épigraphiques arabes.

Contacts :
Chercheur :
François-Xavier Fauvelle
00 251 9 11 21 23 72 (numéro de portable en Éthiopie, attention, 2 heures de plus par rapport à la France).
cfee@telecom.net.et ou cfee@ethionet.et

Presse :
Laetitia Louis
T 01 44 96 51 37
laetitia.louis@cnrs-dir.fr
20 mars 2007

C'est l'hiver qui revient...Brrr... !

A la mi-mars, aprés un hiver pourri, le froid est revenu la veille du Printemps !

Temp_rature

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16 mars 2007

Ethiopie: Les touristes sont libérés

Les cinq touristes européens qui avaient été enlevés en Ethiopie il y a près de deux semaines ont été libérés et sont en bonne santé, a annoncé hier le gouvernement britannique. Selon la ministre des Affaires étrangères Margaret Beckett, les trois Britanniques, la Britannico-italienne et la Française enlevés ont été libérés en Erythrée puis conduits à l'ambassade britannique à Asmara, la capitale érythréenne.
Les otages faisaient un circuit touristique dans la région d'Afar, connue pour ses mines de sel, dans le nord-est de l'Ethiopie, quand ils ont été enlevés le 1er mars, ainsi que leurs 13 guides éthiopiens, par des hommes armés. Le groupe circulait à bord de voitures siglées de l'ambassade de Grande-Bretagne. Leurs 4X4 ont ensuite été retrouvés abandonnés, criblés de balles. Cinq des Ethiopiens enlevés se seraient échappés ou auraient été libérés avant les touristes occidentaux.

Source: L'écho touristique

7 mars 2007

Fréquentation du site

Les pays de provenance :

Stat_provenance

Ces statistiques sont générées en temps réel.

La durée maximale de session d'un visiteur est de 30 minutes.
Un visiteur est comptabilisé lorsqu'il se connecte au blog une seule fois sur une période de 30 minutes.
Un visiteur est considéré comme déjà connu s'il se connecte au blog à nouveau après 30 minutes.

Stat_visiteurs

7 mars 2007

Panne informatique

Pour cause de panne informatique, ceux qui cherchent à me joindre sur l'autre adresse mail en leur possession, peuvent dés à présent me joindre à cette adresse : deedoff@gmail.com

Merci

6 mars 2007

Derniéres infos

L'une des cinq personnes enlevées la semaine dernière dans le nord-est de l'Ethiopie et travaillant pour l'ambassade britannique est française "Cinq personnes travaillant pour l'ambassade britannique à Addis Abeba ont été enlevées dans le nord de l'Ethiopie. L'une de ces personnes est une ressortissante française", a déclaré Philippe Douste-Blazy dans un communiqué.

"Nous sommes en contact permanent avec les autorités britanniques à Londres et à Addis Abeba et je suis personnellement cette affaire", a souligné le ministre des Affaires étrangères. Parmi les cinq Européens enlevés - deux femmes et trois hommes, une autre femme a, elle, la double nationalité britannique et italienne, selon le ministère italien des Affaires étrangères. Les trois hommes sont britanniques, selon des sources proches de l'enquête.

Source : L’EXPRESS du 06/03/07

5 mars 2007

Nouvelles rassurantes

Le groupe de sept touristes a expliqué n'avoir jamais été enlevé. Par ailleurs, cinq des 13 Ethiopiens enlevés avec des touristes britanniques ont été retrouvés.

Des policiers éthiopiens encadrent des touristes étrangers sur un site naturel de la dépression d'Afar.

(c) Reuters

Les sept touristes français dont on était sans nouvelles depuis plusieurs jours dans le nord-est éthiopien sont arrivés dimanche 4 mars à Mekele, capitale de la région de l'Afar, sains et saufs et expliquant ne pas avoir été enlevés.
"Nous n'avons jamais, à aucun moment, été en danger", a confié l'un d'entre eux, en refusant de donner son identité. Il a précisé que le groupe n'avait pas de téléphone-satellite et n'avait donc pas pu entrer en contact avec le tour-opérateur, Origins Ethiopia.
C'est le directeur de cet organisme, Samson Teshome, qui avait annoncé la veille que les Français étaient sains et saufs, après avoir reçu un appel téléphonique de leur chauffeur au bout de plusieurs jours d'incertitude. Samson Teshome avait expliqué que le groupe de Français avait en fait évité le secteur en entendant qu'il y avait des troubles.
A Paris, le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a précisé dimanche qu'un "représentant" de l'ambassade de France avait pu rencontrer les sept touristes à Mekele. "Nous continuons de vérifier qu'aucun autre Français se trouve dans la zone concernée", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Enlèvement de touristes britanniques

Par ailleurs, cinq des 13 Ethiopiens enlevés avec des touristes britanniques ont été retrouvés, selon les médias officiels éthiopiens. L'agence de presse éthiopienne ENA a affirmé que ces cinq personnes se trouvaient samedi soir sous la protection des forces de sécurité éthiopiennes patrouillant dans le secteur.
L'Erythrée, par la voix du ministre de l'information Ali Abdu, a pour sa part vivement démenti dimanche les accusations éthiopiennes selon lesquelles l'armée d'Asmara serait l'auteur de ces enlèvements. Jugeant qu'il s'agissait d'accusations inventées de toutes pièces, il a déclaré: "se contenter de démentir n'est pas suffisant. Les gens doivent se demander quelle sont les motivations derrière ces accusations".
Dimanche cependant, le ministère des Affaires étrangères éthiopien a semblé relativiser ces accusations dimanche, précisant que l'enquête sur l'identité des ravisseurs se poursuivait.
"Pour l'instant, les organes pertinents des autorités enquêtent pour identifier les kidnappeurs", selon un communiqué du ministère qui a été lu aux informations télévisées de la chaîne publique à 20h dimanche.

L'Erythrée accusée dément

De hauts responsables éthiopiens avaient auparavant accusé l'Erythrée voisine de l'enlèvement de cinq touristes britanniques et de leurs 13 accompagnateurs éthiopiens partis dans l'Afar, zone désertique à 800km au nord-est d'Addis Abeba.
Esmal Ali Sero, responsable administratif de cette région, a ainsi affirmé qu'un commando érythréen de 25 hommes avait enlevé jeudi soir les ressortissants britanniques ainsi que leurs chauffeurs et traducteurs éthiopiens.
Un autre responsable, membre du parti au pouvoir en Ethiopie, a déclaré qu'un berger éthiopien avait vu le groupe britannique dans le camp militaire d'Ara-ta, en Erythrée, et en avait averti les autorités éthiopiennes. Les bergers traversent fréquemment la frontière entre les deux pays qui entretiennent des relations déplorables depuis que l'Erythrée a acquis son indépendance de l'Ethiopie en 1993 à l'issue de 30 années de guérilla.
L'ambassade de Grande-Bretagne à Addis-Abeba s'est cependant refusée à toute spéculation sur ce sujet.
Des brigands de grand chemin et un petit groupe rebelle opèrent dans la région de l'Afar, zone où "Lucy", plus célèbre hominidé fossile considérée comme l'ancêtre de l'humanité, a été découverte en 1974.
Le gouvernement éthiopien exige des touristes se rendant dans ce secteur totalement isolé, cette dépression Danakil qui est l'un des endroits les plus chauds et inhospitaliers de la planète, d'être escortés par des gardes armés. (Avec AP)

Source : NOUVELOBS.COM | 05.03.2007 | 07:35

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